La plupart des entreprises cherchent aujourd’hui à mettre en place un socle technique commun à l’ensemble de leurs salariés afin de garantir une sécurité optimale : un même navigateur, un même système d’exploitation pour tous. Revenons ensemble sur l’évolution du navigateur d’entreprise.

Il y a encore quelques années, le choix du navigateur était aisé : Internet Explorer dominait le marché et était la solution installée par défaut pour tout achat d’un ordinateur sous Windows. Les applications professionnelles étaient pensées en conséquence : elles s’efforçaient en premier lieu d’être compatibles avec IE puis déclinaient leur offre, dans la mesure de leurs possibilités, sur les autres navigateurs.

Aujourd’hui, la plupart des entreprises sont confrontées à un véritable foisonnement de leur environnement informatique : navigateurs, systèmes d’exploitation, configurations, applications, autant d’éléments qui coexistent, sans mentionner les nombreuses versions en circulation.

Dans un tel contexte, comment assurer l’interopérabilité d’un environnement informatique si hétérogène ? Comment garantir la compatibilité entre les outils utilisés au quotidien dans l’entreprise et les navigateurs ? Le recours à un navigateur d’entreprise apporte des réponses à ces problématiques.

Un environnement informatique à plusieurs vitesses

Aujourd’hui, si Internet Explorer reste un navigateur largement utilisé dans les grandes entreprises, son hégémonie n’est plus aussi incontestable.

Un fossé se creuse entre les usages des particuliers et ceux des entreprises : les particuliers font preuve d’une grande agilité quand ils choisissent leur navigateur et peuvent passer de l’un à l’autre dans un laps de temps très court, au gré des nouveautés ou améliorations proposées. L’entreprise est loin d’avoir cette flexibilité car elle a d’autres contraintes (sécurité, compatibilité, etc). En conséquence, elle continue souvent à utiliser des navigateurs, applications ou systèmes d’exploitation malgré leur obsolescence. CNN estimait par exemple en juin 2015 que 44% des entreprises américaines utilisaient encore Windows XP, alors que Microsoft a mis un terme au support technique de ce système d’exploitation en avril 2014.

Un fossé se creuse entre la DSI et les directions métier : il y a quelques années, le service informatique était seul juge des outils adaptés aux exigences de sécurité de l’entreprise. Aujourd’hui, les directions métier ont souvent un pouvoir de décision : elles peuvent parfois provoquer des ruptures technologiques en introduisant de nouveaux outils au sein de l’entreprise sans l’aval de la DSI. Celle-ci doit ensuite gérer la maintenance de systèmes complexes où l’interopérabilité n’est pas toujours évidente.

Par ailleurs, on assiste à des évolutions dont le rythme est très différent :

  • Du côté des navigateurs, le marché est si compétitif que chacun tente de proposer un produit de plus en plus performant et de plus en plus complet. Les développeurs effectuent donc des mises à jour fréquentes et il ne s’écoule parfois que quelques jours ou quelques semaines entre la sortie de deux versions.
  • Les applications utilisées en entreprise évoluent également à leur propre rythme. Elles gèrent des données qui impactent directement le cœur d’activité de plusieurs millions d’entreprises (comptabilité, fichiers clients, etc.). Par conséquent, leur mise à jour est moins fréquente car il est primordial de s’assurer de leur fiabilité et de leur sécurité à chaque évolution.
  • En entreprise, la plupart des cycles informatiques sont longs (entre 3 et 5 ans) : une application doit rester fonctionnelle un bon moment quels que soient les changements qui s’opèrent par ailleurs au niveau du système d’exploitation ou du navigateur. Il s’agit d’abord de prendre assez de recul en termes de sécurité. Mais surtout, faire évoluer le parc informatique représente un coût énorme pour l’entreprise : un simple changement de système d’exploitation peut exiger d’investir aussi dans une mise à jour des applications professionnelles utilisées, un budget s’élevant parfois à plusieurs millions d’euros lorsque le nombre de postes est important.

On a donc un grand besoin de stabilité d’une part, afin que l’entreprise reste productive et efficace… et de l’autre, la nature même de l’environnement informatique induit une instabilité. Celle-ci a tendance à s’accentuer au fil du temps : les grands acteurs de la navigation web, par exemple (Chrome, Firefox, Internet Explorer), ne s’orientent pas vers la recherche d’un standard mais plutôt vers la différenciation maximale.

Quelle solution face à ces problématiques ? Chercher à arbitrer en définissant un navigateur unique commun à toute l’entreprise paraît impossible tant les évolutions sont rapides. En revanche, il est possible de s’orienter vers un navigateur d’entreprise capable de fédérer toutes les versions différentes qui existent…

Le navigateur au cœur du système

Au cœur d’un environnement hétérogène, le navigateur est souvent la pierre angulaire qui fait le lien entre les applications en permettant d’accéder à leur interface.

Il existe sur le marché des navigateurs d’entreprise (à l’instar de SmartBrowser) aptes à résoudre les problèmes de compatibilité entre les applications web, les navigateurs et les postes de travail.

Le concept est simple : l’entreprise installe un navigateur unique capable de simuler le fonctionnement des navigateurs les plus populaires du marché (Internet Explorer, Firefox, Chrome) de manière très intuitive pour l’utilisateur. Il est ainsi possible, depuis une seule interface, de faire fonctionner des applications qui, en temps normal, ne seraient pas compatibles (par exemple, utiliser IE6 sur Windows 7 si votre logiciel de comptabilité l’exige tout en utilisant Chrome 43 pour votre CRM).

C’est un véritable choix stratégique qui offre de nombreux avantages :

  • Utiliser un navigateur d’entreprise permet de prolonger la durée de vie de vos applications web car même si vous n’avez pas effectué les dernières mises à jour, vous pouvez continuer à les utiliser grâce à l’émulation permise par le navigateur. Vous pouvez ainsi échelonner plus facilement le coût des évolutions de votre parc informatique.
  • Vous conservez néanmoins pour les utilisateurs un environnement de travail très stable, qui n’entraîne donc pas de besoins supplémentaires en termes de support.
  • Vous pouvez effectuer les migrations Windows sans vous inquiéter des risques d’incompatibilité avec les navigateurs web utilisés dans votre société.
  • L’administrateur de ce navigateur d’entreprise garde la maîtrise de l’interface : il peut la paramétrer, déployer et mettre à jour facilement pour l’entreprise entière les plugins proposés sur chaque navigateur (Java, Flash, etc). C’est un excellent moyen de conserver une grande agilité.

A l’heure où l’on prédit la fin prochaine de Flash, où la technologie nécessaire au bon fonctionnement des applets Java n’est plus supportée par les versions récentes de Chrome et où le monde professionnel dans son ensemble mobilise de plus en plus de données numériques, le navigateur d’entreprise peut devenir l’un des garants de premier plan de la compatibilité de vos systèmes.

Avec la collaboration d’Eric Moulin, Business Manager SmartBrowser chez Oodrive.

© Photo : Pixabay.

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