Teletravail france europe

Covid-19 : la révolution du télétravail en Europe et en France

#Productivité 05.02.2021 3min

Si les pays d’Europe du nord ont toujours été plus friands de home office que leurs voisins, cette nouvelle façon de travailler tend à se pérenniser pour tous les Etats membres, et ce bien au-delà de la crise sanitaire. D’après de nombreuses études, les salariés européens souhaitent continuer le télétravail quelques jours par semaine et bon nombre d’entreprises se disent prêtes à satisfaire cette demande, y constatant certaines opportunités. Cependant, ce souhait général ne parvient pas à masquer une réalité faite d’inégalités entre les collaborateurs et les collaboratrices face au télétravail.

Le télétravail en Europe

Avant que les mots confinement et Covid-19 fassent partie intégrante de notre vocabulaire, le travail à distance n’était pas instauré de façon similaire en Europe. En fonction des Etats membres, la forme même du télétravail pouvait varier. Ainsi, il existe du télétravail indépendant, pendulaire, nomade, à temps partiel, mobile, régulier ou encore occasionnel…

De même, le taux de télétravail variait du simple au double avant la pandémie entre les pays de l’Union Européenne. L’Irlande, la Pologne, la Hongrie, le Portugal, la Grèce et l’Italie enregistraient entre 7 à 8% de home office tandis que l’Espagne, la France et le Danemark observaient respectivement 10%, 12% et 14% de télétravailleurs (occasionnels et réguliers confondus). Les champions incontestés du télétravail étaient les Pays-Bas, avec 20% de la population active concernés, suivi de près par la Suède et la Finlande. De manière plus globale, une étude de la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail relevait que seulement 18% des européens télétravaillaient avant la crise sanitaire.

Pendant la crise, les pays du nord ont tiré leur épingle du jeu concernant le télétravail. La Suède avait un taux de 40% de travailleurs à distance, la Belgique 55% et la Finlande à atteint le record de 60% de population active en télétravail ! Ces taux nordiques impressionnants s’expliquent en partie par une culture bien plus flexible (-et non moins efficace) de la vie professionnelle ! Avant la pandémie, c’était un salarié sur six, tous emplois confondus, qui travaillait régulièrement hors du bureau en Scandinavie.  

Quant aux pays européens de l’est, les taux se justifient par un nombre bien plus restreint de personnes occupant des postes ouverts au télétravail. On sait que les cadres représentent 59% des télétravailleurs en 2017, contre 25% de professions intermédiaires et 16% d’ouvriers-employés.

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Le télétravail en France

Avant la crise sanitaire, les français étaient, selon les études, entre 8 et 12% à travailler à distance. Ce chiffre est monté jusqu’à 43% lors du premier confinement. Si les perspectives qu’offrent l’essor du télétravail en matière de mobilité sont très dynamisantes pour le territoire et vivifiantes pour l’écologie, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

Tout d’abord, l’Ile de France rassemble près de 30% des collaborateurs et collaboratrices en télétravail, contre seulement 7% pour la Normandie par exemple. Cela est principalement dû au fait que la région parisienne concentre à elle seule 1,4 millions de cadres.

De même, sur les 27 millions d’emplois que compte l’hexagone, 18 millions ne sont pas compatibles avec le télétravail, estime l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE). Nous pensons ici aux agriculteurs exploitants, aux artisans et commerçants, aux ouvriers qualifiés ou non et à une majorité des emplois hospitaliers.

Par ailleurs, les inégalités de conditions de travail des salariés furent pointées du doigts dès le début du premier confinement. En effet, tous ne disposent pas du même espace, de la même connexion internet ou encore des mêmes dispositions psychologiques à la « bonne gestion » du travail à distance. C’est pourquoi, une optimisation de la mise en place du télétravail est presque devenue incontournable.

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Si la profonde remise en question de l’organisation du travail ne fait plus de doute, elle ne peut se construire sans une dimension sécuritaire accordée à la Digital Workplace.

Retrouvez à ce sujet, sur notre chaîne de podcast Ootalk, notre 2ème épisode consacré à la gestion du confinement et la mise en place du télétravail en entreprise à travers le témoignage de Jérémy Leleu, Global Head of Sales chez oodrive.

Ecouter notre épisode de podcast

L’augmentation significative de cyberattaques et les nombreux développements d’outils favorisant le travail à distance ont recentré les questions relatives à la gestion de contenus sensibles. En effet, le travail collaboratif prend une toute autre envergure depuis Mars dernier. Les réunions en visio ne se comptent plus, tout comme les partages de fichiers ou encore les sauvegardes de données. La confidentialité, l’intégrité et la sécurité de ces contenus dits sensibles doivent être garanties par un système de confiance. Et à l’ère du digital et de la domination de ce marché par des acteurs américains quasi monopolistiques, la confiance dans la gestion des données doit prendre une dimension européenne.