Rétrospective cloud 2023 : l’année de la maturité

En 2023, le cloud a incontestablement franchi un cap. Désormais, cette technologie s’inscrit au cœur de la transformation numérique des organisations.

Pour autant, de nouveaux paradigmes émergent et redessinent les contours du cloud de demain.

L’année écoulée marque un cap décisif dans la démocratisation du cloud. Porté par des stratégies politiques volontaristes et des innovations technologiques continues, le nuage numérique a atteint une maturité qui le place désormais au cœur de la transformation digitale.

Dès lors, il nous a paru indispensable de revenir sur les évolutions structurantes qui ont rythmé 2023.

Oodrive, acteur incontournable de la transformation numérique, et leader de la plateforme collaborative de confiance revient sur les évolutions marquantes qui ont rythmé cette année charnière pour le cloud.

Cloud de confiance ou cloud souverain ?

Ces dernières années, la notion de cloud de confiance s’est imposée comme un élément incontournable des politiques publiques françaises en matière de numérique.

Porté par différents acteurs institutionnels et soutenu par la sphère numérique, ce concept renvoie à des infrastructures et des services cloud répondant à des critères précis en termes de sécurité, de transparence, de réversibilité et de souveraineté des données.

L’objectif ? Permettre aux administrations et aux entreprises françaises de bénéficier de solutions cloud protectrices des données sensibles, dans un contexte de menaces croissantes sur la sécurité des systèmes d’information.

Le cloud privé SecNumCloud

Le référentiel qui garantit le plus haut niveau de sécurité pour la protection de vos données sensibles.

Aujourd’hui, la majorité des solutions d’hébergement de données relèvent de fournisseurs cloud américains.

Sous l’empire du Cloud Act, le gouvernement fédéral peut accéder aux données sans autorisation préalable, quand bien même stockées en dehors des USA.

Ce risque d’extraterritorialité du droit américain est problématique pour garantir la souveraineté des données sensibles des organisations européennes.

Cela signifie en effet que les juridictions américaines se réservent le droit de pouvoir consulter n’importe quelle donnée hébergée sur un fournisseur américain.

Or actuellement, AWS, Azure et GCP cumulent à eux trois près de 70% du marché cloud (source : Statista).

Dès lors, un cloud de confiance français, en sanctuarisant les données dans un cadre juridique national, renforce leur protection. Seule une décision de justice française peut autoriser l’accès aux informations par une entité tierce.

Cette immunité juridique préserve les intérêts essentiels des organisations vis-à-vis d’ingérences étrangères.

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Pour les organisations privées, le recours à des infrastructures souveraines n’est pas imposé réglementairement. Néanmoins, le marché converge vers les solutions qualifiées SecNumCloud.

À l’aube 2024, la France se dote d’une politique publique structurée et plus protectionniste.

L’écosystème tech français est suffisamment solide pour accompagner les organisations publiques et privées dans l’adoption d’infrastructures cloud protectrices des données stratégiques.

Une orientation qui devrait encore se renforcer à l’avenir et placer la souveraineté numérique au cœur de la stratégie cloud du pays, jusque dans le privé.

L’hybridation des infrastructures cloud, une tendance confirmée

L’année 2023 aura également été marquée par une adoption de plus en plus massive des architectures cloud hybrides au sein des organisations.

Concrètement, ce modèle consiste à coupler des ressources cloud publiques à des infrastructures sur site pour bénéficier du meilleur des deux solutions.

Plusieurs facteurs expliquent l’engouement croissant pour ce type de montage.

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Tout d’abord, le cloud hybride offre une plus grande flexibilité aux entreprises en leur permettant d’optimiser le dimensionnement et l’allocation des ressources en fonction de leurs besoins.

De plus, cette approche hybride garantit un meilleur contrôle des données sensibles, qui peuvent rester hébergées en interne, tout en autorisant le transfert vers le cloud public des informations moins stratégiques.

En outre, ce modèle constitue souvent une première étape vers la migration complète vers le cloud pour les organisations disposant d’un système d’information historique complexe. Une transition en douceur vers le full cloud.

Fort logiquement, les grands hyperscalers comme AWS, Azure ou GCP ont intensifié leurs efforts en 2023 pour proposer des solutions facilitant l’hybridation avec leur plateforme cloud.

Interface de gestion unifiée, fonctionnalités de migration fluide des workloads, outils d’analytics inter-environnements… Les innovations en la matière ont fleuri.

L’edge computing, pour des infrastructures cloud rapprochées des utilisateurs

Parmi les tendances fortes de ces derniers mois, l’edge computing s’est imposé comme une approche d’avenir pour les infrastructures cloud.

Ce concept renvoie à un mode de traitement des données plus proche des utilisateurs finaux, à la périphérie du réseau.

En rapprochant les capacités de calcul et de stockage du lieu de création et d’usage des données, l’edge computing présente de multiples avantages.

En effet, ce modèle permet de minimiser les latences du réseau pour les applications nécessitant des temps de réponse très courts.

De fait, toutes les innovations reposant sur l’internet des objets (IoT) – véhicules autonomes, robots collaboratifs, réalité augmentée, etc. – ont besoin d’une infrastructure edge computing pour supporter le flux massif de données généré par les capteurs et traiter ces informations en temps réel.

Par ailleurs, en traitant une partie des données à la périphérie du réseau avant leur transfert dans le cloud central, l’edge computing permet de réduire significativement les coûts liés au stockage et au transport de ces données.

L’IA s’invite dans les infrastructures cloud des entreprises

L’année 2023 restera comme l’année de l’IA. Cette dernière s’est progressivement immiscée dans tous les rouages du SI des entreprises.

Et les infrastructures cloud n’ont pas échappé à cette tendance de fonds, à travers trois applications principales :

  • Automatisation des tâches fastidieuses. Grâce à l’apprentissage automatique (machine learning), les algorithmes permettent d’automatiser de nombreux processus de gestion des infrastructures cloud : optimisation des coûts, adaptation des ressources aux pics d’activité, détection des anomalies…
  • Amélioration de la cybersécurité. Les technologies de deep learning analysent en temps réel les menaces et repèrent rapidement les activités suspectes sur les réseaux cloud. L’IA renforce ainsi la réactivité face aux cyberattaques. 
  • Offres plus collaboratives pour les utilisateurs. L’IA permet également aux fournisseurs cloud de proposer des services plus intelligents avec des interfaces conversationnelles, des systèmes de recommandation ou des moteurs de recherche sémantique.

Le serverless computing, l’avenir du cloud ?

Le serverless computing cristallise tous les espoirs comme concept émergent du cloud ces derniers mois. Derrière ce nom se cache un modèle d’exécution des applications innovant, présentant plusieurs avantages :

  • Simplicité pour les développeurs : dispense de gérer les serveurs, entièrement administrés par la plateforme cloud de façon élastique.
  • Modèle économique rentable : facturation à la seconde des ressources réellement consommées pour exécuter le code à la demande.
  • Haute disponibilité native : pas de maintenance serveur, donc résilience renforcée des applications face aux pannes.
  • Sécurité améliorée : externalisation des mises à jour et patchs de sécurité à la plateforme cloud.

Porté par des bénéfices économiques et techniques difficilement contestables, le modèle du serverless computing devrait donc continuer de croître fortement dans les années à venir.

Cybersécurité dans le cloud : un enjeu prioritaire face à la multiplication des cybermenaces

Rappelons qu’en 2022, l’ANSSI avait observé le maintien d’une menace cyber élevée, en particulier auprès des TPE/PME qui concentrent à elles seules près de 40% des attaques par ransomware.

Conscientes des risques, les entreprises ont donc massivement investi dans le renforcement des mesures de sécurisation de leurs infrastructures cloud, suivant les recommandations des pouvoirs publics.

Au niveau technologique, les certifications de sécurité (type ISO 27001) se sont multipliées, garantissant la mise en œuvre des meilleures pratiques par les fournisseurs de services cloud.

La collaboration sécurisée

Partagez efficacement vos documents sensibles dans un environnement de confiance.

S’agissant de la sécurisation des accès, la gestion fine des habilitations et l’authentification multifacteur (MFA) se sont généralisées pour prévenir les intrusions.

Dans le même esprit, le chiffrement systématique des données a été adopté par la majorité des acteurs.

Côté stratégie, de nombreuses organisations ont mis en place des outils d’analyse des risques cyber spécifiques aux environnements cloud (Cloud Security Posture Management). Objectif : cartographier en continu les vulnérabilités de leurs systèmes distribués.

Vers des infrastructures cloud plus responsables

La prise de conscience des enjeux environnementaux du numérique s’est amplifiée ces dernières années.

Dans ce contexte, la construction d’infrastructures cloud plus durables est devenue un impératif pour les grands acteurs du secteur.

En pratique, les efforts ont porté sur deux axes principaux.

Premièrement, au niveau des datacenters eux-mêmes, de gros progrès ont été réalisés en matière d’efficacité énergétique.

Entre conception bioclimatique, gestion optimisée de la température et utilisation croissante d’énergies renouvelables, l’exploitation des mégadonnées est de moins en moins vorace en électricité.

Par ailleurs, au-delà des infrastructures, ce sont les usages du cloud qui sont repensés dans un souci de sobriété numérique.

En témoigne le développement de solutions clés-en-main pour mesurer et optimiser l’empreinte carbone des services cloud utilisés.

Conclusion

Ainsi, de l’explosion du cloud hybride à l’avènement du modèle serverless, en passant par l’intégration croissante de l’intelligence artificielle, les dynamiques qui redessinent le marché du cloud sont particulièrement riches.

Pour autant, le meilleur reste probablement à venir. Car à l’orée 2024, les innovations foisonnent plus que jamais pour faire du cloud l’épine dorsale des organisations de demain : à la fois plus rapide, plus intelligent, plus sûr et plus responsable. C’est là tout l’enjeu des années qui viennent.

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